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Quel injuste et tendre mois que celui-ci
Qui s’enfante dans les vagues, dans les si
Formidable avancée que ce repaire
Qui chute d’une saison comme un impair

Quel véritable ennui que ce mois-ci
Qui fane sur l’écume, qui s’associe
À une interminable avancée
À un rayon de soleil, à une bouée
Je parle de toi, mois des chiens
Que le soleil a baptisé
Je parle de vous, saisons de rien
Que la lune a salué

Tutoie les satellites qui t’entourent
Côtoie les étoiles qui concourent
À ta finesse injustifiée
À ta formidable et interminable
Avancée.

Mois ou jour
Saison ou année
Tu reviens toujours
Aux tristesses surannées
Mois de couleur
Couleur bleuté
Ma beauté
Mon cœur
Mois de juillet.

§155 · 19 août 2011 · Poésie · Tags : · [Imprimez]

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