Quel injuste et tendre mois que celui-ci
Qui s’enfante dans les vagues, dans les si
Formidable avancée que ce repaire
Qui chute d’une saison comme un impair
Quel véritable ennui que ce mois-ci
Qui fane sur l’écume, qui s’associe
À une interminable avancée
À un rayon de soleil, à une bouée
Je parle de toi, mois des chiens
Que le soleil a baptisé
Je parle de vous, saisons de rien
Que la lune a salué
Tutoie les satellites qui t’entourent
Côtoie les étoiles qui concourent
À ta finesse injustifiée
À ta formidable et interminable
Avancée.
Mois ou jour
Saison ou année
Tu reviens toujours
Aux tristesses surannées
Mois de couleur
Couleur bleuté
Ma beauté
Mon cœur
Mois de juillet.