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Je reste et tu t’empares de moi.
Tu as volé à ma fierté les derniers amours
En laissant la rage les embraser de bravoure.
Je pars et tu t’empresses comme moi.

myale

Connais-tu le malheur du poète
Qui ne sait parler qu’en aimant
Et que tu as laissé balbutiant ?

myale

Le dos courbé et le regard de la méfiance
J’accroche quelques mots de circonstance
Au papier.
À en crier.

myale

Tu l’aimes lui, et tu m’oublies
Et quand il me semble avoir raison
Tu t’agaces et tu t’agites
Comme attachée et éblouie.

myale

Je ne suis qu’un garçon.
Tu le désires et tu m’apprends
Que seules les oraisons
Entendent la jalousie des enfants.
Comme attaché et démoli ;
Je demeure affaibli. Encore une fois :
Je reste et tu t’empares de moi.

§80 · 27 mars 2010 · Poésie, Poésie d'humeur · Tags : · [Imprimez]

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