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Dérision dérisoire que la vie d’un poète
Tapis dans son conscient, nourri d’obéissances,
Fabulé par les gens, contraint comme une bête
Qui adore là-bas l’agréable méfiance.

-myale-

Ah ! Raison résonnée que toute la tristesse
Emportée comme un grain par un vent de finesse
Dans le chapeau levé d’un bonhomme heureux,
Oublié sur une table payée par le joyeux.

-myale-

Ou encore, si par ici vous décidez d’aimer
Ce que personne ne veut, vous serez alors
Par la foi, sur un pieu, le plus grand sacrifié,

-myale-

Un papier écrasé par le temps délaissé,
Et le plus grand poète qui n’a que comme or
Des tapis nourris d’une conscience attristée.

§71 · 21 février 2010 · Poésie · Tags : · [Imprimez]

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